Tout savoir sur les aboiements du chien

Les chiens disposent d’un système de communication fascinant. Ils utilisent les moyens connus de la communication comme postures, mimiques, contacts, chimiques, et les vocalisations, à l’exception du langage articulé, domaine de prédilection de l’être humain. Cette remarquable capacité permet au chien de moduler très finement la nature des informations transmises.

L’aboiement : un vecteur de communication

La communication : La communication verbale, ou sonore, est un élément important de la relation entre les individus. Elle implique la réception, le traitement, la transmission, d’informations et une boucle rétro active
signifiante de la compréhension du message reçu.

Elle renseigne et ou influence un individu ou un groupe d’individus. Une bonne communication (écoute,
échange, partage) aboutit à la compréhension, au respect, à la tolérance entre individus de différentes
espèces.

Le répertoire des vocalisations des chiens est très évolué. Il permet une communication élaborée entre les sujets d’un même groupe comme entre plusieurs, voire différents.

Les aboiements sont identifiables.

Nous pouvons distinguer un « aboiement d’appel au jeu »
de celui du gardien de son territoire, ou d’une vocalisation consécutive à de l’anxiété.

Les « aboiements d’alerte » qui font suite à la perception d’un bruit ou d’un
mouvement en limite de territoire.

Les « aboiements territoriaux » sont brefs, profonds, et font suite à une violation de territoire d’un individu
(chien, chat, humain…).

« Aboiement d’alerte »

Le hurlement a une fonction de communication entre deux sujets ou de groupes d’individus éloignés. Les « gémissements » et les « couinements » sont très souvent associés à la douleur, à la peur ou à la détresse. Ils accompagnent également certaines phases de jeu ou les rituels de soumission.

Le grognement est souvent émis dans un contexte de menace. Il survient également dans les jeux de combat.
Dans ces conditions, ils sont modulés différemment et ne sont jamais associés à des postures
et mimiques de menace.

Chaque vocalisation a une signification particulière. Elle dépend du contexte, de l’environnement, des
déclencheurs présents. Elles peuvent être intenses, fréquentes, longues, courtes…

La communication est codifiée, et permet à tout congénère de« comprendre » l’émetteur du message.
L’homme doit être capable de distinguer ces comportements. Une erreur d’interprétation pourrait lui
être fatale. Un grognement signale le niveau d’agressivité du sujet et doit toujours être considéré comme une alerte dont il faut tenir compte. Il montre que le seuil de sensibilité, du supportable, est atteint, et que la prochaine phase sera peut être l’agression !

« jeux de combat »

Ce canal de communication entre maître et chien joue un rôle essentiel. Nos intonations – élément para verbal – associées à des sons (des mots) répétés, éveillent l’intérêt du chien Elles varient selon notre état émotionnel. Lorsque nous parlons, nous modulons les sons, nous les cadençons, en fonction de notre langage et de notre accent. Le chien perçoit l’ensemble de cette communication, entre sons, intonations et comportements.

Il privilégiera toujours le para verbal au son voire au comportement. Lorsque le maître donne un ordre à son chien, il doit adapter l’intonation à l’ordre. Pour les ordres (assis, couché, au pied par exemple) les tons, le rythme doivent être déterminés. Mais attention, la tonalité doit être adaptée à la sensibilité du chien.

Chez l’Homme comme chez l’Animal, la communication, dans sa globalité, traduit l’état émotionnel de l’individu (peur, inquiétude, doute, confiance, joie, menace, anxiété…). Ceci est perçu par le chien. Il y répond allègrement générant chez les maîtres, incompréhension, étonnement.

Très souvent, par ses différentes vocalisations, le chien veut initier le contact. Si le maître accepte la sollicitation de son chien, il permet à son animal d’accéder à un nouveau statut social, être le leader du groupe, voire à développer ou de l’hyper attachement ou une anxiété de séparation.

L’initiative du chien manifestée par les aboiements, et suivie d’une réponse favorable du maître, est, entre autres, un comportement de dominance susceptible d’aboutir à des dérives graves comme l’agression. Par le jeu l’animal prend l’habitude de maîtriser la relation à son maître, de devenir le « décideur » de ce qui est ou n’est pas.

L’aboiement, les hurlements figurent parmi les nuisances recensées de notre société. Les comportements décrits sont associés à la solitude de l’animal. Ils sont symptomatiques d’une anxiété dont l’origine est la dépendance, état parfois fusionnel, de l’animal à l’homme et réciproquement.

Ils s’inscrivent majoritairement dans une méconnaissance du développement du chien et du principe de détachement présent en toute relation. Des traumatismes, des frustrations sont aussi à l’origine de ces manifestations indésirables.

Les causes d’un comportement indésirable sont multiples. Il convient d’en écarter toute origine pathologique. La bonne santé du chien doit être garantie par les maîtres (visite chez le vétérinaire) avant toute intervention du Comportementaliste. Celui-ci prend en charge les relations, les conditions de vie de l’animal susceptibles de se trouver à l’origine des problèmes.

Son activité repose sur des entretiens d’une durée moyenne de deux heures. Il manifeste une écoute attentive pour chaque personne présente et analyse la situation, pose un diagnostic précis des circonstances, et y apporte des solutions adaptées et respectueuses de chacun.

Il informe, aide, accompagne la cellule familiale à mettre en place un ou des objectifs, en cohérence, afin d’obtenir la rémission des aboiements intempestifs. Deux entretiens, voire trois, suffisent en général pour régler les problèmes présentés.

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